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30 janvier 2011

Commentaires

R.D.

Salut ,
Je crois que Renault a bien besoin de toi ! Le risque c'est comme la crise ça chamboule et oblige à bouger . C'est la peur qui immobilise. " La vie est précaire , et donc l'emploi aussi , disait madame MEDEF "
Ils ont pourtant outre des Relations Humaines ( sic!) des services secrets bien payés .
Bon courage et à bientôt,
R.D.

G.F.

Bonjour François,

Merci de tes bons vœux. A moi de te prédire que 2011 sera une année de grande prospérité, de bonheur partagé avec tes proches, et d’une santé de fer.

Ton papier sur la notion de risque est intéressant comme tes précédentes productions.

Quelques humbles commentaires :

- ce risque que l’on peut représenter comme l’épée de Damoclès sans cesse présente sur la tête du dirigeant me parait d’une intensité beaucoup plus forte aujourd’hui par rapport à ce qu’il était il y a une ou deux décennies.

En effet des contraintes nouvelles sont apparues en quelques années qui prennent une importance souvent capitale surtout humaine et financière alors qu’elles étaient insignifiantes avant ; je peux citer les risques liés aux pollutions par des rejets dans l’environnement (liés au process d’exploitation), à la toxicité des productions (dans l’agroalimentaire ou les produits de soins), aux déplacements (accidents de circulation
avec atteinte aux personnes et pollution), risque de dénigrement d’une marque par les médias suite à des erreurs, fautes dans la diffusion des produits, risque d’attaques en justice par des associations de défense, ou de consommateurs pour faute, non respect des législations ( liés à la complexité du droit et à l’imprécision des écrits du droit), risque de copie et concurrence par des producteurs lointains et aucunement respectueux des brevets déposés, risque dus à une moindre réactivité à une situation nouvelle subite alors qu’un concurrent saura réagir plus efficacement pour gagner des parts de marché, risques financiers pour les entreprises trop dépendantes des banques maintenant versatiles dans leurs décisions et elles mêmes désireuses de limiter le risque de leurs engagements de financement, risques liés aux mouvements d’opinion
relayés par des médias en quête permanente de sensationnel, qui par quelques articles de presse dénigrant une entreprise peuvent provoquer des cataclysmes subits (par exemple perte de notoriété d’une marque ou déstabilisation du personnel)

Ces risques décuplés sans doute aujourd’hui ne peuvent que se répercuter sur les décisions du décideur d’une organisation, qui devra raisonnablement appliquer dans tous ses engagements décisionnels ou financiers une prime de risque plus importante.

Cela pourra se traduire par d’abord une prime de rémunération du dirigeant qui, par un geste égoïste mais bien actuel, désirera ainsi sécuriser sa rémunération à court terme sans savoir ce qu’elle deviendra plus tard, et aussi par une plus grande exigence de réflexion et d’efficacité par ses équipes et ses cadres. Cela pourra se traduire par des décisions brutales et fortes concernant la stratégie de continuer ou non une ou des activités jugées peu ou pas assez rentables surtout en rapport avec les risques engagés, à exiger pour son entreprise une rentabilité financière à court terme.
Et l’urgence devenant l’unité temps de usuelle, des décisions brutales tomberont comme des couperets qui pourront paraître excessifs aux collaborateurs en particulier.

Pour essayer de trouver une juste attitude dans cet environnement multi risqué, je prendrai l’image du navigateur hauturier.
Si le skipper se contente d’une allure pépère en réduisant les voiles et en passant tout son temps à consulter ses cadrans, il pourrait aller loin et parvenir au port, sauf si son manque d’erre ne lui permet pas d’éviter l’orage, le courant marin, le cyclone ou la vague scélérate.
Un autre skipper choisira un bateau d’une plus grande taille bien conçu au chantier, et bien réglé par des équipiers aguerris et vigilants, il prendra une route plus rapide, suivant ainsi les conseils de ses routeurs, assureurs, voiliers, météorologues,etc.
C’est sa vitesse et la rapidité de ses décisions efficaces qui lui permettront avec une volonté résolue et une expertise maximale à chaque seconde de tailler la route au sens propre, c'est-à-dire tracer son sillon lui même, même par mauvais temps,
en laissant derrière lui les pleureuses, les débineurs, les pisse-froid ( et les concurrents) et en entraînant dans cet engagement résolu toute son équipe.

Dans ce monde à grands risques multiformes, la difficulté consiste à s’organiser pour foncer avec sûreté.

Bien cordialement

G.F.

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