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04 mai 2010

Commentaires

R.D.

Que les dirigeants donnent l'exemple dans l'amour de leur entreprise comme sur un terrain de rugby le capitaine donne l'exemple du courage et de la loyauté.
Mon fils qui travaille à France-Télécom encadre des stages et il en subit . On a mis en place un système de lâches et d'irresponsables dans les entreprises . Plus ça va moins ça va !
R.D.

L.M.P.

Bonjour François,

Et encore bravo pour ce nouvel aparté qui nous donne envie d’en savoir plus.

J’ai suivi dans les années 90 - 91 (Aïe aïe aïe…ça fait 20 ans !) le cycle de gestion d’entreprise du CEDEP à Fontainebleau, qui fonctionne avec l’Insead, et la culture d’entreprise y fait bien évidemment l’objet d’un développement particulier.

En matière de culture (d’entreprise) l’entreprise constamment citée comme référence absolue en la matière dans les écoles de commerce du monde entier, à Harvard, à Berkeley, au MIT est française : Michelin ! Avec l’image caricaturale de François Michelin emmenant femme et enfants à la messe le dimanche matin, au volant de sa 2CV et s’arrêtant à la boulangerie sur le chemin du retour, descendant lui-même acheter la baguette destinée au repas dominical.

L’intervenant avait conservé une lettre reçue de Michelin dans les années 85, en réponse à sa demande de documentation sur l’entreprise pour étayer ses cours. Michelin lui avait répondu par une lettre tapée sur une vieille machine type Underwood modèle 1917 dont la frappe de la lettre « o » faisait des trous dans le papier, que « …notre Maison est au regret de ne pas disposer de tels documents d’information… » (La « Maison » employait déjà quelques 150.000 personnes dans le monde…)

Pour être passé par quelques « Maisons » françaises bien connues, mon expérience est que la culture provient en grande partie de la façon dont le ou les dirigeants se comportent.

-Chez Martell (le cognac) où mon père a passé sa vie, et où j’ai fait mes 1ères armes, c’était le paradis sur terre ; chaque salarié adorait la famille Martell au complet et se serait fait couper en rondelles pour eux. Il y avait dans cette entreprise une âme, une chaleur, une fierté incomparable d’appartenance du groupe à une entité exceptionnelle, où il faisait bon travailler.

-Chez Andros, où le patron est un fou furieux, coléreux, emporté, grossier, cinglant, c’est le goulag, le règne de la terreur et du harcèlement (sous les deux formes, d’ailleurs, à commencer par le patron lui-même), on prend des somnifères pour dormir et du prozac pour tenir la journée. (Absolument véridique, les médecins du coin sont consternés, mais…liés au secret médical). Donc là, bien évidemment, pas d’âme, que des états d’âme !

Bonne soirée,

Cordialement.

L.M.P.

W.P.

Je souhaiterais vous dire que le sujet abordé est très important dans les mentalités et dans les relations de demain.

Je suis entièrement d'accord avec vous, je crois que l'entreprise doit avoir un vrai leader qui lui même doit faire passer des idées saines et positives à travers ses salariés.

Je n'ai que très peu de temps pour développer, mais je suis toujours très agréablement surpris de la philosophie que vous avez car elle rejoint très souvent ma vision de la relation humaine, du respect et de son regard envers chacun de nous.

Bonne soirée et à bientôt,

W.P.

P.D.L.H.

Cher Monsieur,

je vous convie à découvrir un article déjà ancien paru dans Le Point n°1898 du 20 janvier 2009 intitulé "travail et dignité", où la philosophe Michela Marzano traite d'un sujet très proche de celui que vous abordez, et très instructif à mes yeux…

Avec mes cordiales salutations,

P.D.L.H.

H.M.

Bonjour François.

Ton dernier aparté vient confirmer mon expérience à l'UFF, qui a
pourtant un semblant de culture d'entreprise... mais basé sur des
concepts financiers qui se passent aisément de celle de chacun de ses
employés.

Je milite depuis des mois au sein de mon entreprise pour une prise de
conscience de l'intérêt d'une communication commune à tout le réseau
commercial (24 agences, 900 conseillers !)
Je défends l'idée d'une culture d'entreprise qui permette aux
individualités d'exister, aux identités de chacun d'apporter ce qui
fait la force d'un réseau commercial : sa compétence relationnelle !

En effet, ici s'opposent la méthode commerciale d'une entreprise
éprouvée pendant 40 ans et une multitude de personnalités qui
possèdent une multitude d'approche du prospect. Si bien que d'
immenses disparités commerciales apparaissent.

Mais la ligne de défense des responsables de l'Union Financière de
France reste inlassablement basée sur la culture du chiffre : 8 rdv
prospects / semaine ; 4 rdv vente / semaine ; 16 rdv réalisés /
semaine ; CA 120 ke / mois / conseiller ; 2 ventes immobilier ; 6
épargne ; 4 cash....... etc

Paul, Pierre et Jacques n'ont qu'à bien se tenir ! A l'UFF la culture
d'entreprise n'appartient pas à un réseau dynamique de connexions
sociales, historiques, religieuses, spirituelles, politiques.....
issues des hommes et femmes qui la composent. Non, à l'UFF, la
culture d'entreprise tient dans le disque dur de l'ordinateur que les
conseillers reçoivent à leur arrivée dans l'entreprise. Si bien qu'en
ses temps où l'économie mondiale fait perdre confiance au monde de la
finance, la réponse unilatérale d'une telle entreprise de ce monde
financier est de conserver la méthode. Au quotidien la prospection
devient difficile, les langues se délient, la confiance se perd, la
méfiance naît, le fossé se creuse....

J'ai insisté sur l'importance d'une image renouvelée et commune au
réseau commercial. Mais les chiffres sont tenaces, les habitudes
toujours en place... alors je cherche la porte de sortie. Et je ne
suis pas le seul.

A ta question, cher François, concernant la pensée commune pour être
performant, je répondrai : "plus que jamais, l'âme d'une entreprise
doit refléter l'âme des hommes et des femmes qui la composent. Un mix
culturel doit naître de l'ensemble de ses hommes et femmes. Dans
l'entreprise, social et économie sont intimement liés. "

Et j'ajouterai : " la culture d'entreprise doit transpirer celle qui
existe en dehors de l'entreprise. Une structure économique qui ne
serait pas à l'écoute du monde extérieur est vouée à l'échec.
Elaborer une culture, oui mais pas que ! La faire vivre et évoluer,
surtout ! "

Sur cet échange, je te souhaite une belle semaine.
Amicalement

H. M. Conseil en communication, finance et patrimoine

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